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Inventaire général du patrimoine culturel

Rhône-Alpes, Savoie

Aix-les-Bains ,  Aix-les-Bains , 

Ville d'Aix-les-Bains


Type de dossier : dossier individuel monographié
Date de l'enquête : 2003

Désignation

Dénomination: ville;
Appellation et titre: Aix-les-Bains;

Complément de localisation


Aire : Aix-les-Bains

Milieu d'implentation : en ville

Historique

Commentaire historique :
L'analyse des vestiges et des sédiments a permis de montrer que les premières installations humaines sur les bords du lac du Bourget remontent au néolithique. Quatre sites concernent Aix-les-Bains, deux dans la baie de Mémard, un sur le site de la Culaz et un sur celui du Grand-Port. La baie de Mémard recèle également des vestiges de l'âge du bronze. Les premières occupations à l'intérieur du périmètre actuel de la ville sont datées du premier siècle avant notre ère, mais ces vestiges ténus ne correspondent pas forcément à un habitat fixe. La situation administrative de l'Aquae romaine, au premier siècle de notre ère, est connue par l'épigraphie ; Aix est alors un vicus dépendant de la cité de Vienne. L'existence de sources minérales chaudes et l'ancienneté de leur fréquentation sont manifestement à l'origine du développement de l'agglomération. Mais, du centre urbain de l'époque gallo-romaine, seuls sont localisés les édifices publics. A partir du Ve siècle, la ruine attestée des thermes indique le déclin de la bourgade dont l'histoire durant le haut Moyen Age n'est pas connue. On ne retrouve mention d'Aix qu'en 867, puis en 1011 dans deux chartes. Dans la seconde, le roi de Bourgogne Rodolphe III fait don de la villa d´Aix, qualifiée de siège royal, avec ses colons et ses esclaves à sa femme Ermengarde, qui à son tour les transmet à l´évêché de Grenoble. Le cartulaire de Saint-Hugues nous révèle, à la fin du XIIe siècle, l´existence de trois paroisses sur le territoire d´Aix, Sainte-Marie, Saint-Simond et Saint-Hippolyte. Le petit bourg d´Aix est alors enserré dans des remparts dont la date de construction n'est pas connue. Le point central de la ville est le prieuré Sainte-Marie, à proximité de l´ancien temple romain. Ce centre pourrait être aussi le centre administratif puisqu´au moins depuis la première moitié du XIIIe siècle, Aix et son château sont fief de la famille de Seyssel, vassale du comte de Savoie. Deux hameaux sont attestés : Saint-Hippolyte, à proximité immédiate de la ville mais hors les remparts, avec comme centre un petit prieuré et à son côté, actuellement sous la villa Chevalley, une maison-forte dépendant de la famille de Savoie que les dernières fouilles datent du XIIIe siècle ; Saint-Simond (Saint-Sigismond) avec son église et son cimetière, dépend de Saint-Hippolyte. Les autres villages existent déjà vraisemblablement, mais ils n´apparaissent dans les sources que lors du dénombrement général de la population pour la gabelle du sel, en 1561. A cette époque, sur les 1095 habitants d´Aix, 46 % logent dans le bourg ; Saint-Simond compte 125 habitants, Puer 91, Choudy 87, Lafin 86, et les autres Aixois sont répartis dans une dizaine de hameaux. Cette géographie de l´habitat semble figée jusqu´à la fin du XIXe siècle. On appréhende davantage la physionomie du centre ville au XVIIe siècle grâce au Theatrum Sabaudiae qui nous montre la bourgade repliée dans ses remparts, le château faisant corps avec le temple romain. La collégiale, qui a remplacé le prieuré en 1514, accompagnée de son cimetière et des bâtiments du chapitre, forme le centre religieux. Le grand incendie du 9 avril 1739 détruit 80 maisons, soit près de la moitié de la cité. Pour la reconstruction le roi impose un plan d´alignement dont la réalisation est confiée à l´ingénieur Garella. Ce plan prévoit un alignement des rues et des règles d´urbanisme comme l´interdiction de construire des maisons de plus de deux étages. En 1775, le roi Victor Amédée III s´arrête à Aix et les notables locaux le sollicitent pour la construction d´un bâtiment thermal. Celui-ci charge le comte de Robilant de dresser les plans d´un établissement qui est construit de 1779 à 1783. Ce premier établissement thermal devient un facteur important de développement ; la population passe à 1700 habitants en 1793. Sous la Révolution le thermalisme marque le pas. En revanche, les cafés, bars et auberges se développent de manière importante à cause de leur rôle social de lieux de réunions de plus en plus fréquentés par la population locale. Après avoir été longtemps éloigné des préoccupations aixoises, le lac commence à prendre un peu d´importance à la fin du XVIIIe siècle. Le petit môle portuaire de Puer, construit en 1784, devient un port. D´abord fréquenté par les bateaux ravitaillant les troupes de l´Armée des Alpes, doté d´un magasin militaire, il est aménagé pour l´exportation de marchandises. Le développement de ce quartier entraîne la création de l´avenue du Lac et des premières constructions hors du centre et des villages existants. La mode du thermalisme renaît avec l´Empire et amène à Aix des personnalités du monde politique et notamment de la famille Bonaparte. On assiste à la naissance de l´infrastructure hôtelière. Le nombre de curistes passe de 400 en 1802 à 1200 en 1808, date à laquelle est levé un plan d´embellissement des rues en application du décret impérial du 27 juillet 1808. Ce plan a pour objectif de redresser les rues principales en prenant pour axe central l´établissement thermal. La rue des Bains devient la principale rue est-ouest traversant l´agglomération ancienne et menant aux sources. Le plan prévoit déjà un itinéraire de délestage du centre, par la création d´un boulevard sur les anciens remparts ; celui-ci ne voit le jour que plus tard sous le nom de rue du Casino. La nouvelle route de Chambéry à Genève (1822-1852), qui traverse de manière rectiligne la plaine de Marlioz, évite le centre ville par la rue du Casino et rejoint les confins de Grésy-sur-Aix par l´avenue de Saint-Simond, devient un pôle pour les constructions nouvelles. La ville sort de ses remparts en suivant les grands chemins et les rues les plus fréquentées. L´Annexion de la Savoie à la France, en 1860 permet un nouvel essor du thermalisme en supprimant les difficultés douanières qui étranglaient l´économie aixoise. L´achat par la ville du château des marquis d´Aix, en 1864, pour le transformer en hôtel de ville, conforte cet espace comme centre administratif. Un nouveau plan d´alignement confié à l´ingénieur Pellegrini est mis en chantier en 1861. Il se justifie par la réorganisation du quartier autour des extensions des thermes et la nécessaire reconstruction du secteur. Mais il n´est exécuté que très partiellement. Le transfert de la voie ferrée et la construction de la gare à son emplacement actuel, en 1866, marque définitivement le paysage urbain, en scindant le territoire en deux zones bien distinctes. Outre cette scission entre le centre ville et les quartiers populaires implantés au XIXe siècle le long d'avenues comme celles d´Italie ou de Tresserve, l´implantation de la gare amène l´ouverture d´une nouvelle voie, l´avenue Charles-de-Gaulle, qui la relie au centre. Désormais toutes les conditions sont réunies pour que l´économie thermale progresse de manière fulgurante : 7938 curistes sont dénombrés en 1870 ; 14000 en 1875 ; 24000 en 1885. Le libéralisme économique de la seconde partie de l´Empire, la prise du pouvoir municipal par les entrepreneurs, favorisent l´émergence d´une nouvelle industrie hôtelière dont les capitaux venant de Paris, de Lyon, de Genève, contribuent à l´émergence d´un nouveau type d´hébergement, le palace, ou, pour les plus aisés des « étrangers », la villa de villégiature. C´est à partir des années 1880 que l´urbanisation conquiert les coteaux d´Aix, au détriment du vignoble. On reconstruit presque entièrement le centre entre 1875 et 1910, faisant table rase de son aspect médiéval. De nouvelles rues sont percées au sud de la rue qui mène à la gare, à l´ouest de la rue de Genève et de part et d´autre des avenues qui mènent au lac. Le poids des décisions municipales devient déterminant et se traduit par la création de nouveaux espaces urbains : place de la mairie, place du marché, déplacement de l´église, tout vise à aérer le centre ancien, à structurer l´espace urbain selon les secteurs d´activité. Il y aura désormais un quartier pour le commerce (place du Commerce, du Marché), un quartier pour les écoles (place des Ecoles), un quartier thermal (place des Thermes, place de l'Hôtel de ville), des quartiers pour l´artisanat et l´industrie en périphérie (Quartiers des Prés Riant, derrière la Gare), et des quartiers populaires d´habitations. Pour la première fois le plan d´urbanisme de 1895 déborde du centre historique pour prendre en compte quelques avenues extérieures comme celles de Saint-Simond, du Grand Port ou du Petit Port, mais néanmoins il ne s´ingère pas dans l´urbanisme des hameaux qui sont encore considérés comme des zones rurales. Ce n´est que sous la municipalité Mottet, au tournant du XXe siècle que l´on commence à se préoccuper véritablement de leur aménagement. Le grand port, agrandi, devient un lieu touristique autour de 1875 et reçoit les bateaux à vapeur de liaison avec Lyon et des bateaux pour les promenades sur le lac. Ses environs immédiats se dotent de restaurants et d´équipements touristiques divers. Le Petit Port est aménagé à la fin du XIXe siècle sur le débouché de la rivière du Tillet pour recevoir les barques de pêcheurs et de promeneurs. Les quartiers des bords du lac deviennent touristiques. Pendant la Grande Guerre toute l´activité thermale s´arrête. Dès les années 20, la ville diversifie ses activités. La Savoisienne de constructions électriques implante à Aix la première grande usine. Autour d´elle plusieurs unités de petites tailles transforment les anciens marais en une zone industrielle, entre les quartiers ouvriers de derrière la gare et la plaine de loisirs (hippodrome, stade, golf) au sud. Parallèlement la construction de nombreuses maisons de faubourg commence à miter le paysage entre les anciens lieux de résidences et les hameaux ou même le lac. La loi du 14 mars 1919 impose l´établissement d´un nouveau plan d´extension, d´aménagement et d´embellissement de la ville qui est confié à l´architecte Duquesne. Très ambitieux, ressemblant plus à une étude de style qu´à un plan d´urbanisme, le plan Duquesne s´avère irréalisable. Le maire Maurice Mollard décide de confier une nouvelle étude pour un plan d´embellissement à l´architecte Hébrard. Cet architecte est à l´origine d´une politique volontariste destinée à contrer les effets de la grande crise économique. La ville devient alors un chantier permanent, sous la férule de l´architecte Pétriaux qui impose son style années 30 (abattoirs, thermes, parc des thermes, plage, aquarium). Après la guerre de 1939-1945 le thermalisme change de visage. Aix s´oriente vers un thermalisme de masse l´amenant à devenir la première station thermale de France dans les années 80 avec près de 60000 curistes. Les grands hôtels et palaces, qui avaient déjà eu beaucoup de mal à se remettre de la guerre, ferment entre 1950 et 1965 et sont reconvertis en appartements. L´augmentation rapide de la population en résidence permanente, par solde naturel et par l´apport « d´émigrés » venant passer à Aix une retraite dans une ville au climat agréable, conduit aussi à l´édification de nombreux immeubles. La ville dépasse les 25000 habitants dans les années 1990 et les espaces disponibles entre l´ancien centre et les hameaux sont progressivement remplis, depuis les années 50, par des zones pavillonnaires et de grands ensembles, que le P.O.S. de 1983, en cours de transformation en P.L.U., essaie de maîtriser et de rendre cohérent.

Datation(s) principale(s): Antiquité; Moyen Age; 19e siècle; 20e siècle;

Description

Commentaire descriptif :
La ville est implantée en bordure d'une longue dépression (un synclinal ou un val), occupée par le lac du Bourget et étirée entre les derniers sommets du Jura à l'ouest (mont de la Charvaz, mont du Chat, montagne de l'Epine, entre 1150 et 1450 mètres) et les premiers contreforts préalpins du massif des Bauges (Revard-Nivolet, vers 1500 mètres) à l'est. Quelques accidents secondaires (colline molassique de Tresserve et chaînon calcaire de Corsuet) compliquent, sans le dénaturer, ce schéma. Ce val est largement ouvert vers le sud et les Alpes intérieures par la cluse de Chambéry, vers le nord par la dépression de l'Albanais en direction de la Haute-Savoie, et secondairement vers le sillon rhodanien par Culoz puis la cluse des Hôpitaux à travers le Jura méridional. Profitant de ces données, complétées par de gros travaux, s'est édifié un réseau de circulation de premier plan : deux aéroports internationaux, Genève et Lyon, à moins de 100 km, l'aéroport régional de Chambéry-Aix-les-Bains à Voglans ; un réseau routier et autoroutier particulièrement dense ; le passage de la grande voie ferrée transalpine Culoz-Modane, et des futurs aménagements du Lyon-Turin. Aix-les-Bains est proche de tout. Aix-les-Bains s'est développée sur la rive orientale du lac du Bourget, le premier espace lacustre national (18 km le long, 44 km2 de superficie), légèrement à l'écart de sa rive cependant car les habitants ont depuis longtemps accordé la priorité aux sources thermales qui jaillissent sur la bordure préalpine, d'autant que le lac du Bourget, jusqu'aux travaux régulateurs de la « Compagnie Nationale du Rhône », faisait peur à cause de ses caprices hydrologiques provoqués par ses liens avec le Rhône via le canal de Savières. Actuellement la ville retrouve son lac. Plusieurs conséquences bénéfiques découlent de cette situation : affirmation d'un microclimat moins rude l'hiver, plus ensoleillé, qui justifie localement une végétation méditerranéenne comme l'olivier, ambiance propice à la contemplation à la manière des romantiques qui en ont lancé, ici, la mode, aux promenades, à la pêche et surtout aux activités nautiques de toute sorte. Aix-les-Bains bénéficie du prestigieux label « station nautique », accordé seulement à 36 sites en France, mais avec Thonon-les-Bains elle en est le seul exemple non maritime. Et l'organisation des championnats du monde de voile olympique 49er en juin 2006 résonne comme une consécration internationale. L'économie locale est diversifiée, même si les services offrent plus de 70% des emplois : thermalisme, deuxième station française, grâce aux Thermes Nationaux et à ceux de Marlioz qui ont réalisé une remarquable politique de modernisation; tourisme de remise en forme, de congrès, casinos, sports d´hiver (le Revard représente le 1er site français de ski nordique). Mais on rencontre des activités industrielles de pointe avec Aréva, Aixam, Guichon, de l'agroalimentaire, autant d'entreprises implantées dans la ville et dans deux espaces d'activités : les Cornbaruches et Savoie-Hexapôle. Rien de surprenant, dans ce contexte géographique et économique, qu'Aix-les-Bains soit une ville attractive et cela depuis son expansion lancée à la fin du XIXe siècle. La ville concentre plus de 26 000 habitants, mais, intercommunalité oblige, son agglomération de 8 communes dépasse 36 000 habitants. Certaine localités périphériques ont connu ces dernières années une expansion démographique considérable, surtout lorsqu'elles disposaient d'espace en réserve. La palme, entre 1990 et 1999 revient à Méry (+ 77%). Aix-les-Bains apparaît donc comme une ville favorisée et dynamique. La belle rénovation de la rue de Genève, l'artère centrale et l'axe initial de l'essor urbain, en est le symbole. Sans risque d'être accusé de subjectivité, force est de reconnaître qu'Aix-les-Bains bénéficie d'une situation remarquable, d'une économie diversifiée et donc, d'un fort pouvoir d'attractivité.


Situation juridique

Statut de la propriété : propriété de la commune;

Vue vers le nord-ouest : coline de Tresserve, massif de l'Epine, lac du Bourget et coline de Corsuet
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4798 NUCA

Documentation

Documents d'archives


AD Savoie. 105 S 19. Plans d'Aménagement, d'embellissement et d'extension des villes et communes rurales. - Aix-les-Bains, le lac du Bourget, Challes-les-Eaux, 1923-1943


AD Savoie. 30 J 107. Fonds Chappis.

Bibliographie


[Vues des Alpes] / Castellan Antoine-Laurent. [S.l.], 1829. Album de dessins aquarellés collés sur papier ; 57 pl. ; 37 x 52 cm. (Musée Faure, en dépôt aux AC d'Aix-les-Bains) Contient de nombreux dessins représentant des vues d'Aix-les-Bains non identifiées.


Album historique d'Aix-les-Bains / Despine, Constant. Aix-les-Bains, 1860 (à partir de). 1 album : collage de photogr. pos, impr. photoméc., est. ; 36 x 51 cm. 148 pl. (AC Aix-les-Bains : LD C 14)


20 ans de travaux publics et particuliers. Choix de projets, plans et travaux exécutés par les établissements Léon Grosse et Cie. Aix-les-Bains : Léon Grosse, [vers 1912]. 3 vol. ; 33 cm


ALBANIS-BEAUMONT, J.-F. Description des Alpes grecques et cottiennes, ou tableau statistique et historique de la Savoie. Dédié à Napoléon Bonaparte, premier consul de la République française. Paris : Impr. Didot l'Ainé, an XI (1802), t. I.


CANAL, Alain. Aix-les-Bains, un vicus thermal dans la Savoie gallo-romaine. Histoire et archéologie. Mémoires et documents. Chambéry : Société savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, 1997, t. XCIX


DELISLE, J. Aix antique par les voyageurs et autres auteurs du XVIe au XIXe siècles. Chambéry : 1993. 153 p. multigr. : ill. ; 30 cm [Maîtrise Histoire de l'Art. Université de Savoie]


GINESY, Victor. La route. Guide pratique du tourisme en automobile. Aix-les-Bains : Dussuel et Faure, 1929. 2e édition. 86 p. : ill. ; 18,5 cm (AC Aix-les-Bains. A 2491)


GRAS Philippe, JAZÉ-CHARVOLIN Marie-Reine. Trésor, spendeur et folie ! Le décor dans l'architecture aixoise. Arts et mémoire, n° 51. Aix-les-Bains : Société d´Art et d´Histoire, septembre 2008


GRAS Philippe, JAZÉ-CHARVOLIN Marie-Reine, LAGRANGE Joël. Aix en 1860. Arts et mémoire, n° 59. Aix-les-Bains : Société d´Art et d´Histoire, septembre 2010


LALAÏ, D, ROUSSEL, P. Vestiges d'un bâtiment gallo-romain et d'une nécropole médiévale. Aix-les-Bains, Saint-Hippolyte (Savoie), n° du site 73008 28. Lyon : DRAC-SRA Rhône-Alpes, 1996. 18 p. Multigr., 7 fig., 4 pl. (DFS de sauvetage urgent)


MOUXY DE LOCHE François de. Recherches historiques sur les monuments romains d'Aix en Savoie. Mémoires de l'Académie de Savoie. Chambéry : 1828, 1ère série, t. III


ODE, B. Aix-les-Bains Savoie, Saint-Hippolyte, tranchée du parking des thermes. Lyon : DRAC-SRA Rhône-Alpes, 1996. Multigr. : ill.


PRIEUR, Jean. Aix-les-Bains : ville d'eau et sanctuaire de l'Allobrogie romaine. Archéologia, 1977, n° 103


PRIEUR, Jean. La Savoie Antique. Recueil de documents. Chambéry : Société savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, 1977. 178 p. . : ill. ; 24 cm [Mémoires et Documents, tome LXXXVI, 1977]


WUILLEUMIER, P. La résurrection de la cité antique d'Aix-les-Bains. Bulletin des Monuments historiques de la France, 1960, n° 2-3

Documents figurés


Ayx. [Theatrum Sabaudiae] / [G.T. Borgonio]. Amsterdam : Jean Blaeu, 1674. 1 est. : gravure ; 55 x 65 cm. (AC Aix-les-Bains : C 38)

[Copie de la mappe originale (plan cadastral) de la commune d’Aix] / Cocelli, directeur du bureau de la Péréquation générale et du cadastre. [Turin-Chambéry], 1731. Ech. 1 : 2372. 1 plan : lavis, papier collé sur toile. 308 x 189 cm. (AD Savoie : C 1917, mappe 160 ; AC Aix-les-Bains : copie numérique)

Département du Mont-Blanc. Arrondissement de Chambéry. Plan de la ville d´Aix levé en exécution du décret impérial du 27 juilllet 1808 pour l´alignement des rues / anonyme. Ech. 1 : 500. 1 plan ; 80 x 120 cm. (AC Aix-les-Bains. 1 O 98 / 13Fi 4)

Département du Mont-Blanc. Arrondissement de Chambéry. Plan de la ville d´Aix levé en exécution du décret impérial du 27 juilllet 1808 pour l´alignement des rues / anonyme. Ech. 1 : 500. 1 plan ; 80 x 120 cm. (AC Aix-les-Bains. 1 O 98 / 13Fi 4)

[Plan de la ville en 1867] / E. Salle (lith.). Paris : E. Martinet, [1867]. 1 est. : lithogr. (ill.) ; 13 x 18 cm. (AC Aix-les-Bains : 15 Fi 1215)

Plan de la ville d'Aix-les-Bains / S.n. [Aix-les-Bains], [vers 1893]. Ech. 1 : 1000. 1 plan sur papier entoilé : encre, gouache ; 95 x [149] cm. (AC Aix-les-Bains : 13 Fi 91)

Carte de la commune d'Aix-les-Bains dessiné par J. Chamard d'après un croquis levé le 25 septembre 1895 par M. Pin, architecte de la ville d'Aix-les-Bains / A. Perrin, lithographe. Chambéry, [1895]. 1 impr. photomécanique. Ech. 1 : 1481,5 ; 37 x 49 cm (AC Aix-les-Bains : 15Fi 475)

Aix-les-Bains et ses environs, dressé et corrigé par Adrien Pin, architecte à Aix-les-Bains / E. Sica[ud], graveur. Aix-les-Bains : A. Bolliet, éd., Gérente, impr., [début XXe siècle]. Ech. 1 : 5000. 1 est. : lithogr. ; 64 x 72 cm. (AC Aix-les-Bains : 1 O 97 / 13Fi 15)

Aix-les-Bains et ses environs, dressé et corrigé par Adrien Pin, architecte à Aix-les-Bains / E. Sica[ud], graveur. Aix-les-Bains : A. Bolliet, éd., Gérente, impr., [début XXe siècle]. Ech. 1 : 5000. 1 est. : lithogr. ; 64 x 72 cm. (AC Aix-les-Bains : 1 O 97 / 13Fi 15)

Plan de la ville d’Aix-les-Bains. Adduction des eaux du lac à Aix-les-Bains et distribution dans les hameaux. 1909-1910 / [Voirie municipale]. Aix-les-Bains, 1912. Ech. 1 : 15000. 1 planche impr. ; 37 x 52 cm.
Dans : Ville d’Aix-les-Bains. M. J. MOTTET, maire, MM. GUIBERT et FOLLIET, adjoints. Compte-rendu de la gestion municipale de 1900 à 1912. Aix-les-Bains: Imprimerie moderne, F. Blanc. 1912. (AC Aix-les-Bains. A 2576). Entre p. 128 et 129

Aix-les-Bains. Savoie. Plan général de la ville. Hôtels et pensions. Carte kilométrique des environs. Edités par le Comité municipal de publicité d’Aix-les-Bains. [Détail] / Th. Julliard, dess. Aix-les-Bains : Imprimerie des Alpes - Marie Frinzine, [vers 1913]. 1 impr. ; 24,5 x 63,5 cm (AC Aix-les-Bains : 13 Fi 314)

Vue d'ensemble de la magnifique station thermale d'Aix-les-Bains en Savoie [Plan d'embellissement Duquesne. Esquisse] / Duquesne, architecte. [Paris], 1921. 1 dess.: fusain (AC Aix-les-Bains)

Aix-les-Bains. Aménagement, Embellissement, Extension. [Plan général] / Duquesne, [architecte]. Paris, novembre 1923. Ech. 1 : 15000. 1 tirage de plan rehaussé : plume, encre ; 40 x 59 cm (AD Savoie. 105 S 19)

Aix-les-Bains. Aménagement, Embellissement, Extension. Promenades plantées, parcs et espaces libres, services publics / Duquesne, [architecte]. Paris, novembre 1923. Ech. 1 : 15000. 1 tirage de plan rehaussé : plume, encre ; 40 x 59 cm (AD Savoie. 105 S 19)

Commune d’Aix-les-Bains. Plan général / Voirie municipale. Aix-les-Bains, 1930. Ech. 1 : 5000. 1 tirage de plan rehaussé : lavis ; 97 x 145 cm. (AC Aix-les-Bains : 1 O 97 / sans cote 13Fi)

Commune d’Aix-les-Bains. Plan général / Voirie municipale. Aix-les-Bains, 1930. Ech. 1 : 5000. 1 tirage de plan rehaussé : lavis ; 97 x 145 cm. (AC Aix-les-Bains : 1 O 97 / sans cote 13Fi)

Commune d’Aix-les-Bains. Plan général / Voirie municipale. Aix-les-Bains, 1930. Ech. 1 : 5000. 1 tirage de plan rehaussé : lavis ; 97 x 145 cm. (AC Aix-les-Bains : 1 O 97 / sans cote 13Fi)

Commune d’Aix-les-Bains. Plan général / Voirie municipale. Aix-les-Bains, 1930. Ech. 1 : 5000. 1 tirage de plan rehaussé : lavis ; 97 x 145 cm. (AC Aix-les-Bains : 1 O 97 / sans cote 13Fi)

Commune d’Aix-les-Bains. Plan général / Voirie municipale. Aix-les-Bains, 1930. Ech. 1 : 5000. 1 tirage de plan rehaussé : lavis ; 97 x 145 cm. (AC Aix-les-Bains : 1 O 97 / sans cote 13Fi)

Commune d’Aix-les-Bains. Plan général / Voirie municipale. Aix-les-Bains, 1930. Ech. 1 : 5000. 1 tirage de plan rehaussé : lavis ; 97 x 145 cm. (AC Aix-les-Bains : 1 O 97 / sans cote 13Fi)

Aix-les-Bains. Savoie. Plan topographique / Voirie municipale. Aix-les-Bains, 1934. Ech. 1 : 5000. 1 tirage de plan rehaussé ; [dim. ?]. (AC Aix-les-Bains : sans cote)

Aix-les-Bains. Savoie. Plan d’extension / Duval A. F. et Meyer-Heine G., architectes. [Aix-les-Bains], 1934. Ech. 1 : 5000. 1 tirage de plan rehaussé : encre ; (AC Aix-les-Bains. Sans cote)

Ville d'Aix-les-Bains. Urbanisme. Centre thermal Plage. Perspective d'ensemble / Chappis, architecte. Chambéry, janvier 1957. Sans éch. 1 tirage de plan ; 74 x 54 cm (AD Savoie. 30 J 107)

Ville d'Aix-les-Bains. Urbanisme. Centre thermal Plage. Solution A / Chappis, architecte. Chambéry, janvier 1957. Ech. 1 : 2000. 1 tirage de plan ; 55 x 111, 5 cm (AD Savoie. 30 J 107)

Ville d'Aix-les-Bains. Urbanisme. Centre thermal Plage. Solution A / Chappis, architecte. Chambéry, janvier 1957. Ech. 1 : 2000. 1 tirage de plan ; 55 x 111, 5 cm (AD Savoie. 30 J 107)

Ville d'Aix-les-Bains. Urbanisme. Centre thermal Plage. Solution B / Chappis, architecte. Chambéry, janvier 1957. Ech. 1 : 2000. 1 tirage de plan ; 55 x 112 cm (AD Savoie. 30 J 107)

Ville d'Aix-les-Bains. Urbanisme. Centre thermal Plage. Solution B / Chappis, architecte. Chambéry, janvier 1957. Ech. 1 : 2000. 1 tirage de plan ; 55 x 112 cm (AD Savoie. 30 J 107)

Ville d'Aix-les-Bains. Urbanisme. Centre thermal Plage. Solution C / Chappis, architecte. Chambéry, janvier 1957. Ech. 1 : 2000. 1 tirage de plan ; 64 x 191 cm (AD Savoie. 30 J 107)

Ville d'Aix-les-Bains. Urbanisme. Centre thermal Plage. Solution C / Chappis, architecte. Chambéry, janvier 1957. Ech. 1 : 2000. 1 tirage de plan ; 64 x 191 cm (AD Savoie. 30 J 107)

Ville d'Aix-les-Bains. Urbanisme. Centre thermal Plage. Solution C / Chappis, architecte. Chambéry, janvier 1957. Ech. 1 : 2000. 1 tirage de plan ; 64 x 191 cm (AD Savoie. 30 J 107)

Ministère de la Construction. Ville d'Aix-les-Bains. Rénovation d'ilots urbains défectueux. Etude sommaire : état des constructions / Bureau d'études et de réalisations urbaines (BERU). Paris, 28 novembre 1962. Ech. 1 : 2000. 1 tirage de plan : coul. ; 64,5 x 86,5 cm. (AC Aix-les-Bains : 1 T 3)

Ministère de la Construction. Ville d'Aix-les-Bains. Rénovation d'ilots urbains défectueux. Etude sommaire : affectation des constructions / Bureau d'études et de réalisations urbaines (BERU). Paris, 28 novembre 1962. Ech. 1 : 2000. 1 tirage de plan : coul. ; 64,5 x 86,5 cm. (AC Aix-les-Bains : 1 T 3)

Ministère de la Construction. Ville d'Aix-les-Bains. Rénovation d'ilots urbains défectueux. Etude sommaire : domaine public / Bureau d'études et de réalisations urbaines (BERU). Paris, 28 novembre 1962. Ech. 1 : 2000. 1 tirage de plan : coul. ; 64,5 x 86,5 cm. (AC Aix-les-Bains : 1 T 3)

Vue de Savoie. Aix-les-Bains / Deroy, lithographe. Paris : Springer, ed., Lemercier, impr., [vers 1860] ; Aix-les-Bains : Henri Bolliet, libraire. 1 est. ; 27,5 x 36 cm (AC Aix-les-Bains : 15Fi 39)

Nice et Savoie. Aix-les-Bains et le lac du Bourget. Vue prise des Rochers du Roi (Dept de la Savoie) / Félix Benoist, dess., Eug. Ciceri, litographe. Paris : Charpentier, [vers 1862]. 1 est. ; 34 x 48 cm (AC Aix-les-Bains : 15Fi 324)

Savoie pittoresque. [Vue générale d'Aix-les-Bains prise de Tresserve] / Emile Demay. Aix-les-Bains, [vers 1870]. 1 carte photogr. : n. et b. ; 7 x 11 cm. (AC Aix-les-Bains : 11 Fi 1401)

69. Aix-les-Bains. Vue sur le Mont Revard, prise de Tresserve / Paris : ND Photo, [vers 1895]. 1 carte postale : n. et b. ; 9 x 14 cm. (AC Aix-les-Bains. Cp 50_75)

Aix-les-Bains : plan / [Ginésy Victor]. Aix-les-Bains, 1929. 1 impr. photomécanique. Ech. 16 : 100 ; 18 x 24 cm. Dans : La route. Guide pratique du tourisme en automobile / GINESY, Victor, p. 6.

16004. Vue générale aérienne sur les grands hôtels, la ville, le lac du Bourget et ses montagnes / Bron : J. Cellard. [vers 1940]. 1 carte postale : n. et b. ; 9 x 14 cm (AC Aix-les-Bains : Cp 50_146)

[Vue aérienne du centre-ville : les thermes, les casinos. Vue vers l'ouest] / S.n. Aix-les-Bains, [vers 1950]. 1 photogr. : n. et b. ; 18 x 23 cm. (AC Aix-les-Bains. 12 Fi 1_610)

[Vue aérienne : les coteaux, les palaces Rossignoli, les thermes et le centre-ville] / S.n. [Aix-les-Bains], [vers 1955]. 1 photogr. : n. et b. ; (AC Aix-les-Bains. Sans cote)

[Vue aérienne : le Mirabeau, l'église, la ville basse, le Petit-Port, le lac] / S.n. [Aix-les-Bains], [vers 1955]. 1 photogr. : n. et b. ; (AC Aix-les-Bains. Sans cote)

[Papier à en-tête de l'entreprise Falda Frères]. Aix-les-Bains, 1960. 27 x 21cm (AC Aix-les-Bains. Factures)

Aix en 1860. [Photographie légendée de la maquette réalisée pour l'exposition présentée au Musée Faure du 11 septembre au 24 octobre 2010] / F. Fouger (maquette et phot.). Service de l´Inventaire général du patrimoine culturel, Région Rhône-Alpes et Ville d´Aix-les-Bains, 2010.


Annexes


ANNEXE 1
Description d'Aix-les-Bains à l'époque romaine, par Alain Canal

La région d´Aix-les-Bains relevait du vaste territoire des Allobroges, délimité approximativement par le Rhône, le cours de l´Isère et les contreforts des grands sommets alpins. Ce peuple s´était établi dans cette région à la suite des courants migratoires d´origine celtique du VIe siècle avant notre ère.
Jouant de diplomatie pour s´assurer l´alliance des Éduens, les Romains intervinrent avec succès contre une coalition des Allobroges et des Arvernes. En 122 avant notre ère, le consul Domitius Ahenobarbus passa les Alpes à la tête d´une armée et défit les Allobroges au confluent du Rhône et de la Sorgue. Puis, l'année suivante, la victoire de Q. Fabius Maximus sur l´armée arverne près de Bollène, paracheva la conquête. Le vaste pays allobroge fut alors rattaché à la grande province de Narbonnaise, dépendant de la Civitas Viennensis dont le chef-lieu était Vienne.
L´influence de la romanisation sur les modes de construction n'est perçu à Aix-les-Bains que dans la seconde moitié du Ier siècle avant J.-C. La pérennité de cultes d´origine indigène est confirmée par la découverte d´inscriptions (cf. Annexe 2). L´existence de sources minérales chaudes et l´ancienneté de leur fréquentation sont manifestement à l´origine du développement de la bourgade. Dès le Ier siècle de notre ère, l´agglomération d´Aix-les-Bains se développe autour de sources thermales qui font son renom au cours de l´Histoire.
Bien que le site ait livré de nombreux vestiges de qualité, nous n´avons aucune idée précise de son organisation urbaine, ni de sa place dans le réseau de la province antique de Narbonnaise. Il n'apparaît pas sur les cartographies telles que la Carte de Peutinger ou l'Itinéraire d'Antonin.
La construction d´édifices publics a laissé une empreinte durable dans le paysage urbain avec la présence d´un arc, d´un temple et des thermes. Pendant longtemps, la plupart de ces témoins, agglomérés ou en remploi dans les structures médiévales, étaient peu visibles.
Il faut penser que la prospérité de la bourgade, voire son organisation urbanistique, sont certainement dues au caractère sacré du complexe d´Aquae plus qu'à des activités proprement commerciales.
D'abord ordonné sur des pentes naturelles, le site tend à se développer, dès la période romaine, en une série de terrasses artificielles. Les pentes sont atténuées et ainsi gagne-t-on du terrain en créant une vision monumentale flatteuse bien que classique pour la période concernée. Les niveaux de circulation du IIe siècle de notre ère présentent d'assez fortes différences entre les thermes, l'arc de Campanus et le temple. Dans les thermes, la plage du "bain de César" est 5,52 m plus haut que le passage sous l'arc de Campanus situé à 75 m à l'ouest, ce passage étant lui même à 4,38 m au-dessus de la base du podium du temple situé à 57 m plus à l'ouest. Il est facile de constater une pente générale moyenne de 7,5 %, ce qui est relativement important dans un cadre urbain.
Le plan des thermes antiques réalisé par Albanis Beaumont et édité en 1802, présente une série de murs parallèles disposés en appui d'un long mur aveugle qui ferme le complexe thermal sur sa façade ouest. Ces murs déterminent des alvéoles d'une profondeur de 6,20 m qui forment des salles étroites pouvant servir d´entrepôt. Elles apparaissent comme autant de contreforts constitués dans un aménagement en terrasses artificielles établies le long du côteau.
Dès lors, nous pouvons restituer un aménagement monumental en terrasse comprenant l´ensemble thermal et le temple dit "de Diane" en vis à vis et l´arc de Campanus entre les deux. Le temple, l'arc, les thermes et les autres vestiges rencontrés sont orientés. La configuration naturelle du site a favorisé l'implantation des monuments, et en particulier du temple, selon les règles du monde romain. Ainsi, l'ouverture du temple est-elle dirigée au levant, en direction des sources sacrées. Les terrasses sont toutes allongées selon un axe nord-sud, suivant en cela les contrebutées perpendiculaires imposées par le relief. Cette trame marque à jamais l'évolution de la bourgade ; c'est là que plus tard, s'implante le centre de l'agglomération avec son église.
En dehors de ce centre monumental, la quasi-totalité de l´urbanisme antique n'est pas connue. Seuls la localisation de nécropoles dans le secteur nord et quelques rares vestiges découverts à l'entour permettent d'estimer la superficie maximale de l´agglomération à une vingtaine d´hectares.
L´absence d'éléments correspondant à un habitat romain urbain (domus, mosaïques, circulation aménagée) et l´examen du dossier épigraphique peuvent suggérer un vicus de caractère rural. Le sanctuaire thermal aurait été, en fait, juxtaposé à une agglomération paysanne. Cet état semble parfaitement illustré par une inscription découverte dans le parc de Verdure. Elle évoque l'existence de locaux d´hébergement pour les curistes, nous informe sur une disposition relative à l´évacuation du fumier d´un parc à bestiaux et sur les conditions d'accès des véhicules pour des lieux proches, surtout lors des marchés périodiques.

ANNEXE 2
Le vicus romain d'Aquae à travers l'épigraphie, par Alain Canal

Parmi les documents lapidaires, les inscriptions sont les éléments les plus intéressants et nous renseignent sur le nom, le statut et les habitants de l´agglomération à l´époque gallo-romaine.
Ainsi, les dénominations de vicus (bourg) et de vicanis (habitants d´un bourg), apparaissent-elles dans deux textes (CIL XII : 2461 ; L'Année Épigraphique 1934, n° 165). Les habitants sont désignés aquenses en référence au bourg Aquae (CIL XII : 2460, 2461, 5874) dont le toponyme inspiré par la présence des eaux thermales, se retrouve par quatre fois associé à des possessores, principaux propriétaires chargés de son administration dont une partie (les decemlecti -les dix délégués des grands propriétaires terriens) formait le conseil municipal. Selon Prieur, le vicus était administré par deux patrons assistés d'un curateur des finances (PRIEUR 1976 : p. 162).
Ce centre du thermalisme où les adeptes venaient bénéficier des bienfaits des sources était également un sanctuaire qui, très tôt, dut attirer les fidèles.
Plusieurs inscriptions font état de dévotions à Jupiter (CIL XII : 2447), Mercure (CIL XII : 2448) Comedovae (CIL XII 2445). Enfin Bormo, dieu des sources d´origine celtique, est évoqué sur deux inscriptions découvertes dans les thermes (CIL XII : 2443, 2444). Ces pièces épigraphiques nous informent également d'un don fait par les decemlecti d´un bois et d'un vignoble aux habitants, afin de célébrer des jeux pour le salut d´Auguste, ainsi que l'existence d'un marché et d'un bois sacré mentionnés sur une ordonnance municipale découverte en 1869 à l'emplacement de l'actuel parc de verdure (CIL XII : 2462a, 2482 ; CANAL 1997).
La lecture de ces documents confirme le caractère sacré du complexe d´Aquae entièrement tourné vers le culte et l´exaltation des eaux thermales.

ANNEXE 3
Historiographie des découvertes archéologiques, par Alain Canal

Les premières descriptions connues datent du XVIe siècle. Ainsi, en 1535, Aymar du Rivail décrit un arc de triomphe utilisé comme porte d´entrée à la salle de justice et interprète le temple comme étant un prétoire. Le 3 octobre 1600, l´un des bassins des thermes romains était toujours en activité lorsque Henri IV, au cours du siège de Montmélian, se rendit à Aix pour y prendre les eaux. En 1623, le docteur Jean-Baptiste Cabias relatait ainsi le fait : "On l´appelle le bain royal depuis que les rois de France s´y sont baignez, et ça a été le grand Henry de glorieuse mémoire, lequel étant venu en Savoye, visita ce lieu, et ayant veu les bains, les uns après les autres, il descendit de cheval vers le grand bain auquel, avec plusieurs princes de sa cour, il se baigna et lava, l´espace d´une heure, avec autant de plaisir et de contentement comme s´il eut joui du plus grand plaisir du monde". Sur l´illustration du Theatrum Sabaudiae, publiée en 1674, la mention "où sont les masures des Galléries de marbre faictes au temps des romains" démontre que l´on était alors bien conscient de l´origine des travaux liés aux sources.
En 1772, l'enfoncement de la base d'un mur de la maison du citoyen Perrier, officier de santé, mis au jour des structures thermales. La découvertes de ces "souterrains romains" fut le prélude à une longue série d'études et de commentaires sur le patrimoine archéologique d'Aix.
De 1920 à 1935, à l´occasion de la construction de l'établissement des Thermes Nationaux, le dégagement général des thermes antiques entraîne l´organisation de fouilles archéologiques d´envergure. D´abord engagées de 1920 à 1922 par Jules Formigé, architecte des Monuments historiques, elles furent poursuivies et menées à terme de 1932 à 1935 par A. Chauvel et P. Wuilleumier. Par la suite, les recherches bénéficiant de techniques sans cesse en évolution, ont permis d'établir les prémices de l'histoire des origines de ce site. En 1988 et 1989, préalablement à la construction du parking souterrain, place Maurice-Mollard, une fouille dirigées par A. Canal a donné de précieux renseignements sur un secteur très riche et très concentré où les niveaux d´occupation vont de La Tène III au XXe siècle. Depuis, quelques opérations récentes menées en 1996, rue du Casino, par A.-C. Rémy, et sur le parking des thermes nationaux, quartier Saint-Hippolyte par B. Ode, puis D. Lalaï et P. Roussel, ont apporté quelques informations sur une éventuelle voirie axée sur le temple vers l'ouest et sur l'existence d'un habitat tardif du IVe siècle accroché sur les versants dominants les thermes à l'est.

Illustrations


Dess. 1
Carte archéologique
Dess. Inv.
06 73 524 NUDA

Dess. 2
Carte archéologique, détail du centre-ville
Dess. Inv.
06 73 525 NUDA

Dess. 3
Localisation des édifices protégés au titre des MH
Dess. Inv.
06 73 534 NUDA

Dess. 4
Localisation des édifices protégés au titre des MH, détail
Dess. Inv.
06 73 535 NUDA

Dess. 5
Localisation des édifices protégés au titre des MH, détail
Dess. Inv.
06 73 536 NUDA

Dess. 6
Urbanisation de la ville
Dess. Inv.
06 73 531 NUDA

Dess. 7
Urbanisation du centre-ville entre 1728 et 1899
Dess. Inv.
06 73 532 NUDA

Dess. 8
Urbanisation du centre-ville entre 1899 et 2004
Dess. Inv.
06 73 533 NUDA

Dess. 9
Evolution des espaces agricoles
Dess. Inv.
06 73 528 NUDA

Dess. 10
Evolution des espaces verts
Dess. Inv.
06 73 529 NUDA

Dess. 11
Evolution des espaces verts, détail du centre-ville
Dess. Inv.
06 73 530 NUDA

Dess. 12
Localisation des édifices et équipements publics
Dess. Inv.
06 73 526 NUDA

Dess. 13
Localisation des édifices et équipements publics, détail du centre-ville
Dess. Inv.
06 73 527 NUDA

Dess. 14
Carte des impasses publiques et privées
Dess. Inv.
06 73 570 NUDA

Fig. 15
Theatrum Sabaudiae
Repro. Inv. F. Fouger
04 73 183 NUCB

Fig. 16
Extrait de la mappe sarde
Repro. Inv. F. Fouger
04 73 184 NUCB

Fig. 17
Plan de 1808
Repro. Inv. F. Fouger
04 73 14 NUCB

Fig. 18
Plan topographique, dit "plan Mottet", 1885
Repro. Inv. F. Fouger
04 73 15 NUCB

Fig. 19
Plan d'Aix-les-Bains en 1867
Repro. Inv. F. Fouger
11 73 906 NUCB

Fig. 20
Plan cadastral de 1881
Repro. Inv. F. Fouger
04 73 182 NUCB

Fig. 21
Plan de la ville, vers 1893
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 298 NUCB

Fig. 22
Plan de la commune en 1895
Repro. Inv. F. Fouger
09 73 984 NUCB

Fig. 23
Aix-les-Bains et ses environs par Adrien Pin
Repro. Inv. F. Fouger
04 73 16 NUCB

Fig. 24
Aix-les-Bains et ses environs par Adrien Pin, détail sur le centre-ville
Repro. Inv. F. Fouger
04 73 17 NUCB

Fig. 25
Plan d'adduction d'eau, 1909-1910
Repro. Inv. F. Fouger
05 73 846 NUCB

Fig. 26
Plan général de la ville : hôtels et pensions, vers 1913
Repro. Inv. D. Harreau
16 73 88 NUCB

Fig. 27
Plan d'embellissement Duquesne, 1921
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 299 NUCB

Fig. 28
Plan d'embellissement Duquesne, 1923
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 401 NUCB

Fig. 29
Plan d'embellissement Duquesne, 1923
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 403 NUCB

Fig. 30
Plan partiel en 1929
Repro. Inv. F. Fouger
08 73 980 NUCB

Fig. 31
Plan général, 1930
Repro. Inv. F. Fouger
04 73 185 NUCB

Fig. 32
Extrait du plan général de 1930 : partie centrale
Repro. Inv. F. Fouger
04 73 186 NUCB

Fig. 33
Extrait du plan général de 1930 : partie sud
Repro. Inv. F. Fouger
04 73 187 NUCB

Fig. 34
Détail du plan général de 1930 : partie nord-est
Repro. Inv. F. Fouger
04 73 188 NUCB

Fig. 35
Détail du plan général de 1930 : partie nord-ouest
Repro. Inv. F. Fouger
04 73 189 NUCB

Fig. 36
Détail du plan général de 1930 : partie ouest
Repro. Inv. F. Fouger
04 73 190 NUCB

Fig. 37
Plan topographique, 1934
Repro. Inv. F. Fouger
04 73 191 NUCB

Fig. 38
Plan d'extension, 1934 : Duval et Meyer-Heine
Phot. Inv. D. Harreau
15 73 499 NUCA

Fig. 39
Chappis : étude d'urbanisme non réalisée, 1957
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 433 NUCB

Fig. 40
Chappis : étude d'urbanisme non réalisée, solution A, 1957
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 437 NUCB

Fig. 41
Chappis : détail, étude d'urbanisme non réalisée, solution A, 1957
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 438 NUCB

Fig. 42
Chappis : étude d'urbanisme non réalisée, solution B, 1957
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 439 NUCB

Fig. 43
Chappis : détail, étude d'urbanisme non réalisée, solution B, 1957
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 440 NUCB

Fig. 44
Chappis : étude d'urbanisme non réalisée, solution C, 1957
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 434 NUCB

Fig. 45
Chappis : détail, étude d'urbanisme non réalisée, solution C, 1957
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 435 NUCB

Fig. 46
Chappis : détail, étude d'urbanisme non réalisée, solution C, 1957
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 436 NUCB

Fig. 47
Etude urbaine : état des constructions, 1962
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 445 NUCB

Fig. 48
Etude urbaine : affectation des constructions, 1962
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 446 NUCB

Fig. 49
Etude urbaine : domaine public, 1962
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 447 NUCB

Fig. 50
Maquette d'Aix-les-Bains en 1860
Repro. Inv. F. Fouger F. Fouger
11 73 907 NUCB

Fig. 51
Vue de la ville depuis le sud-est, vers 1860
Repro. Inv. F. Fouger
10 73 969 NUCB

Fig. 52
Vue de la ville depuis le sud-est, vers 1860
Repro. Inv. F. Fouger
10 73 970 NUCB

Fig. 53
Vue générale depuis la colline de Tresserve à l'ouest, vers 1870
Repro. Inv. D. Harreau
14 73 200 NUCB

Fig. 54
Vue générale prise de Tresserve, vers 1895
Repro. Inv. D. Harreau
14 73 82 NUCB

Fig. 55
Vue générale aérienne prise depuis le sud-est, vers 1940
Repro. Inv. D. Harreau
14 73 905 NUCB

Fig. 56
Vue aérienne du centre-ville, vers 1950
Repro. Inv. F. Fouger
12 73 1043 NUCB

Fig. 57
Vue aérienne : les palaces Rossignoli et le centre-ville, vers 1955
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 891 NUCB

Fig. 58
Vue aérienne : le Mirabeau, l'église, la ville basse et le lac, vers 1955
Repro. Inv. D. Harreau
15 73 892 NUCB

Fig. 59
Papier à en-tête Falda
Repro. Inv. F. Fouger
08 73 799 NUCB

Fig. 60
Insertion de la ville dans le paysage
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4561 NUCA

Fig. 61
Le massif de l'Epine, le lac du Bourget et la ville
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4563 NUCA

Fig. 62
Les balcons des Bauges, la ville et le lac du Bourget
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4572 NUCA

Fig. 63
Les bords du lac, la coline de Tresserve et la voie ferrée dans la ville
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4565 NUCA

Fig. 64
Nord de la ville : les bords du lac et la coline de Corsuet
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4566 NUCA

Fig. 65
Le centre ville, la coline de Tresserve et les bords du lac
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4569 NUCA

Fig. 66
La ville séparée du lac par la coline de Tresserve
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4570 NUCA

Fig. 67
La voie ferrée qui sépare la ville en deux
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4571 NUCA

Fig. 68
Sud de la ville et communes alentours
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4562 NUCA

Fig. 69
Vue vers le nord-ouest
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4768 NUCAQ

Fig. 70
Vue vers le nord-ouest : coline de Tresserve, massif de l'Epine, lac du Bourget et coline de Corsuet
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4798 NUCA

Fig. 71
Vue vers le nord-ouest : la ville enserrée par les colines de Tresserve et de Corsuet et par le lac du Bourget
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4789 NUCA

Fig. 72
Vue vers le nord-ouest
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4792 NUCAQ

Fig. 73
Vue vers le nord-ouest
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4794 NUCAQ

Fig. 74
Vue vers l'ouest et le massif de l'Epine depuis les coteaux
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4715 NUCAQ

Fig. 75
Vue vers le sud-est : la ville au pied des Bauges
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4833 NUCA

Fig. 76
Vue vers l'est : le massif des Bauges dominant la ville
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4818 NUCA

Fig. 77
Vue vers le sud-est : étagement progressif de la ville
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4824 NUCA

Fig. 78
Vue vers le nord-est depuis la coline de Tresserve
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4729 NUCAQ

Fig. 79
Vue depuis le bois Vidal : la ville et le paysage
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4784 NUCA

Fig. 80
Vue vers le nord-ouest depuis le bois Vidal : le massif de l'Epine, le lac, la coline de Corsuet et l'ancien palace Excelsior
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4785 NUCA

Fig. 81
Vue vers l'ouest : partie plane de la ville en direction du lac
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4714 NUCA

Fig. 82
Les coteaux
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4828 NUCAQ

Fig. 83
Les Bauges, le Revard et les coteaux
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4821 NUCAQ

Fig. 84
Les coteaux
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4834 NUCA

Fig. 85
Vue vers le nord : coline de Corsuet (à gauche) et les coteaux (à droite)
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4770 NUCAQ

Fig. 86
Vue vers le nord : le coeur urbain dense et le bâti lâche de la coline de Corsuet
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4779 NUCA

Fig. 87
Des densités urbaines différentes : centre ville et coteaux
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4743 NUCA

Fig. 88
Vue vers l'est : le coeur urbain dense et le bâti lache des coteaux
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4731 NUCAQ

Fig. 89
Vue vers l'est : le coeur urbain dense et le bâti lâche des coteaux
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4736 NUCAQ

Fig. 90
Petites habitations du quartier de la Liberté, bâti dense du centre ville et urbanisation lache des coteaux
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4740 NUCA

Fig. 91
Immeubles dans la ville : constructions récentes et anciens palaces tranformés
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4835 NUCA

Fig. 92
Coeur de ville dense et immeubles hauts au nord de la commune
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4793 NUCA

Fig. 93
Vue vers le nord-ouest depuis les thermes anciens : le coeur urbain
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4808 NUCAQ

Fig. 94
Vue vers le nord-ouest : quartier Franklin-Roosevelt et coline de Corsuet
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4713 NUCA

Fig. 95
Le Sierroz vu depuis l'avenue du Grand-Port
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4728 NUCA

Fig. 96
Le Revard (1545m) au-dessus d'Aix-les-Bains
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4747 NUCA

Fig. 97
Le Revard (1545m) au-dessus d'Aix-les-Bains
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4748 NUCA

Fig. 98
Vue depuis le chemin de Corsuet : habitat pavillonnaire du nord-ouest de la ville
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4823 NUCA

Fig. 99
Anciens thermes (à gauche) et hôpital thermal Reine Hortense (à droite)
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4811 NUCA

Fig. 100
Hôpital thermal Reine Hortense
Phot. Inv. E. Dessert
14 73 4813 NUCAQ

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aire d'étude de référence : Généralités

Région Rhône-Alpes / Service Régional de l'Inventaire du Patrimoine Culturel / Ville d'Aix-Les-Bains. Chercheur(s) : Jazé-Charvolin Marie-Reine; Lagrange Joël; Copyrights © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel, 2003; © Ville d'Aix-les-Bains, 2003; Renseignements : Service Veille & Documentation de la Région Rhône-Alpes, 1, esplanade François Mitterrand, CS20033, 69269 LYON Cedex 02.

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